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La fiscalité de l'assurance vie

La fiscalité du contrat d'assurance vie ou du contrat de Capitalisation est très attrayante, aussi bien pour le souscripteur qui souhaite se générer des revenus complémentaires, que pour celui qui souhaite transmettre une partie de son patrimoine financier hors droit de succession (jusqu’à un certain plafond). La fiscalité des revenus issus d’un contrat d’assurance vie ou d’un contrat de capitalisation est identique. Même s’il est fiscalement plus intéressant de bloquer les sommes placées pendant 8 ans, ces sommes restent toujours totalement disponibles et avec une fiscalité particulièrement légère, même avant 8 ans.

 

Les cotisations sociales sont différentes suivant le type de contrat souscrit.
Contrat monosupport en fonds €uro

A chaque capitalisation annuelle, les prélèvements sociaux et R.S.A sont appliqués au taux en vigueur 12,3 %. En cas de rachat total en cours d'année, des intérêts pour cette dernière année sont calculés et donnent lieu à cotisations sociales.
Contrat multisupport

Depuis la loi des finances de 2011, les prélèvement sociaux et R.S.A sont prélevées chaque année sur la côte part du contrat en fonds €. Pour la côte part du contrat en OPCVM le prélèvement des 12,3% ce fait qu'en cas de retrait partiel ou total. L'assiette de calcul est la même que pour les cotisations fiscales.
Aucun prélèvement social n'est effectué lors du décès du souscripteur.

Fiscalité des retraits
L’assuré a le choix entre deux options fiscales : l’intégration des intérêts dans ses revenus (ils supporteront alors l’Impôt sur le Revenu des personnes physiques (I.R) ou le Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL). Le PFL varie en fonction de la durée de vie effective du contrat.

 

Exemple en cas d'un retrait partiel
Durée Imposition sur les intérêts produits
Moins de 4 ans
PFL de 35% (ou intégration à l' I.R) + prélèvements sociaux 12,3%
Entre 4 et 8 ans PFL de 15% (ou intégration à l' I.R) + prélèvements sociaux 12,3%
Plus de 8 ans Abattement de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple,
puis PFL de 7,5% (ou I.R) + prélèvements sociaux 12,3%

 

Si l’on opte pour l’I.R (impôt sur le revenu), les intérêts capitalisés seront intégrés à la déclaration de revenus et soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu (5.5 - 14 - 30 ou 40%). Si vous êtes assujetti à 5.5 voire 14%, il est plus judicieux d'opter pour l'I.R, en cas de retrait avant la 8ème année.

Au terme de la 8ème année les intérêts capitalisés bénéficient de l’abattement annuel (tous contrats Capitalisation et d’Assurance vie confondus) de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € (en 2011) pour un couple marié ou lié par un PACS, soumis à une imposition commune. Les abattements, sur les intérêts capitalisés, sont appliqués annuellement sur les retraits effectués.

 


....... Intérêts produits
....... Part exonérée

 

Assiette de calcul des intérêts
Pour un rachat total, les revenus sont déterminés par la différence entre la valeur de l’épargne acquise et les versements effectués. Pour un rachat partiel, les revenus sont déterminés par la proportion entre les versements et le capital obtenu, selon la formule suivante :

 

Base de calcul = Rachat – (Versements x Rachat) / Valeur liquidative
Rachat = montant du rachat partiel
Versements = total des primes versées à la date du rachat
Valeur liquidative = valeur totale du contrat à la date du rachat.

 

Seule la part d’intérêts correspondant à la fraction de capital retiré est imposable, ce qui limite considérablement l’impact de la taxation.

Cas d’exonération totale sur les plus values
Les intérêts sont exonérés
, en cas de rachat partiel ou total avant ou après 8 ans par le souscripteur ou le conjoint co-souscripteur, en cas de : licenciement, mise à la retraite anticipée, invalidité (2° ou 3° catégorie de la sécurité sociale), cessation d'activité non salariée ou de celle de son conjoint à la suite d'un jugement de liquidation judiciaire.

Fiscalité en cas de décès
Un moyen privilégié de transmission car elle bénéficie d’un régime fiscal dérogatoire.

Depuis la loi TEPA du 21 août 2007, pour les contrats d’Assurance vie ou les contrats de capitalisation, il y a une exonération de toute taxation pour les capitaux décès lorsque le bénéficiaire est le conjoint survivant ou le partenaire lié par un PACS, et ce, quel que soit l’âge de l’assuré au moment du versement des primes (avant ou après les 70 ans de l’assuré) et pour tout le stock des contrats.

Idem pour les frères et les sœurs (célibataires, veufs, divorcés ou séparés de corps, âgés de plus de 50 ans ou atteint d’une infirmité le mettant dans l’impossibilité de subvenir par son travail aux nécessités de l’existence et domiciliés avec le défunt pendant les 5 ans ayant précédé le décès).
Dans les autres cas, ils bénéficient d’un abattement de 15 932 € (2011) et, au-delà, un prélèvement libératoire de 20 % sera retenu.

Les enfants bénéficient d’un abattement de 159 325 € (2011), au-delà, un prélèvement libératoire de 20% sera retenu.


La loi de finances rectificative pour 2011 (Loi n° 2011-900 du 29 juillet 2011, JO du 30) les parlementaires ont en effet décidé d'alourdir la taxation, lors du décès de l'assuré, des contrats d'assurance-vie d'une valeur taxable supérieure à 902 838 €. En effet, pour la fraction de la part taxable excédant cette somme, le taux du prélèvement des sommes versées aux bénéficiaires du contrat est porté de 20 à 25 %.

En outre, la réforme modifie les règles régissant les clauses bénéficiaires des contrats d'assurance-vie démembrées. Le démembrement de la clause bénéficiaire d'un contrat entre le nu-propriétaire et l'usufruitier, généralement entre les enfants et le conjoint, permettait à ce dernier d'user librement des sommes versées au contrat jusqu'à son décès. Et jusqu'à présent, le nu-propriétaire récupérait les sommes restant sur le contrat sans avoir à verser de droits. Le seul redevable du prélèvement de 20 % étant l'usufruitier.

Mais désormais, le nu-propriétaire et l'usufruitier seront considérés comme bénéficiaires au prorata de la somme leur revenant en fonction du barème fiscal en vigueur.

I.S.F
Les contrats d’assurance vie comportent une valeur de rachat et de ce fait doivent être intégrés dans la déclaration I.S.F du redevable pour leur valeur de rachat au premier janvier de l’année d’imposition. Lorsque le contrat d’assurance vie s’est dénoué par une rente viagère, le rentier qui perçoit la rente doit intégrer dans sa déclaration I.S.F la valeur de capitalisation de cette rente viagère.

Fiscalité des rentes viagères
La rente issue d’un contrat de Capitalisation ou d’Assurance vie est imposée selon une fraction dépendant de l’âge du rentier à la mise en place de la rente.

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